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La presse relaie le buzz autour de Nicolas Princen
Depuis trois jours, la presse évoque de plus en plus le buzz autour de Nicolas Princen, chargé par l'Elysée de faire de la veille sur Internet pour suivre ce qui s'y dit de Nicolas Sarkozy.

Mardi, le Figaro.fr titrait son article "Le «cyber espion» de l'Elysée déjà star du web". "A peine nommé, il est déjà lui-même victime du «buzz» autour de son poste" écrivait Samuel Laurent, qui ajoutait : "Cette nomination passe mal auprès de nombre d'acteurs du web, échaudés par l'aspect «sherif» ou «œil de Moscou» de ce nouveau poste."

"Les blogueurs justement accueillent son arrivée avec sourire et moquerie" écrivait mardi Libération, qui notait que si certains jouent l'ironie, "l’initiative élyséenne fait moins rire d’autres blogueurs".

Le même jour, l'Express écrivait : "la nouvelle suscite une levée de boucliers parmi les internautes".

Sur France Info, David Abiker disait que la nomination de Nicolas Princen "fait déjà beaucoup jaser les blogs" et terminait sa chronique en lui disant "Bienvenue quand même..."

Hier, Ouest France constatait que Nicolas Princen "fait lui-même l'objet d'un buzz particulièrement actif sur la toile depuis l'annonce de sa nomination, dimanche, dans les colonnes du Journal du dimanche".

Mercredi également, La Dépêche du Midi écrivait qu'en marge du mini-remaniement du gouvernement, "une autre annonce, plus discrète, met internet en ébullition". Et le quotidien du sud ajoutait : "Le premier buzz internet que Nicolas Princen aura à surveiller le concerne lui-même. A peine son nom connu, le jeune conseiller est devenu la tête de turc d'une partie de la blogosphère."

Ce matin, La Tribune de Genève note que Nicoas Princen "s'est déjà fait une solide réputation sur le Web", et 20 minutes titre son article : "Bizutage sauvage d'un Sarkoboy dans la blogosphère". "A peine nommé comme « veilleur » du Net auprès de l'Elysée, Nicolas Princen s'est fait bizuter. Création de groupes sur Facebook (« Surveille moi tout Nicolas !), posts appelant à un « dépucelage 2.0 » du jeune homme - inconnu du petit monde des activistes du Net" écrit Anne Kerloc'h dans le quotidien gratuit

Enfin, toujours ce jeudi matin, sur Rue89, Pierre Haski voit dans la création du poste de Nicolas Princen une reconnaissance du Net comme média. il écrit dans son édito : "Certains l'ont déjà baptisé "l'oeil de Sarkozy sur le Net" et lui donnent une connotation plus sinistre, qu'il appartiendra à l'intéressé de dissiper par sa pratique."
Virée à cause de son blog, Petite Anglaise remercie son ancien patron
"Petite Anglaise", licenciée par son employeur à cause de son blog voici bientôt deux ans, a publié ce mercredi sur rue89 un article dans lequel elle rappelle son histoire et remercie son ex-employeur.

"Lorsque j’ai déballé les premiers exemplaires de mon livre, "Petite Anglaise", tiré du blog du même nom, c’était une évidence pour moi que mon ex-employeur devrait être parmi les heureux élus à recevoir une copie dédicacée. Stylo en main, j’hésitais entre "Merci pour tout!" ou bien "Jamais je n’aurais pu réaliser mes rêves sans vous" écrit Catherine Sanderson au début de son article.

Après son licenciement en avril 2006, elle le raconte sur son blog et est contactée par un important éditeur anglais qui lui propose d'écrire un livre. En mars 2007, les prud'hommes condamnent son ancien employeur (voir notre billet du 29 mars 2007). Et son livre va prochainement être traduit en neuf langues. De quoi, en effet, remercier son ancien patron !
20 minutes dévoile le cru 2008 de ses top 50 des meilleurs blogs
L'année dernière, 20 minutes (qui est devenu un des sites Web d'information les plus visités) indiquait son top 50 des meilleurs blogs (voir notre billet). Le quotidien gratuit récidive en venant de mettre en ligne ses top 50 mis à jour.

Quelques nouveaux dans ce top, dont le récent blog collectif Bienbienbien. 20 minutes a classé les 150 meilleurs blogs dans trois Top 50 : Blogs perso et politique, blogs Culture et plaisir, et blogs Tech et média.

Beaucoup de blogs et blogueurs bien connus se retrouvent dans ce classement, dont l'excellent Coulisses de Bruxelles, le toujours très précis Maître Eolas, son compère Jules de Diner's Room, Versac, Vinvin, Luc Mandret, le très pertinent Jean Véronis, Matoo etc.

Blogonautes y est présent deux fois, directement avec le blog que vous êtes en train de lire, classé dans la rubrique "Tech et médias", et indirectement avec le blog personnel de l'auteur du billet que vous êtes en train de lire, qui est présent dans la catégorie "Perso et politique".
Le Monde estime que les candidats aux municipales boudent la Netcampagne et conseille la prudence aux candidats blogueurs
En ce début d'année, alors que la campagne des municipales se poursuit, Le Monde a publié mardi deux articles sur les blogs. Le journal voit un paradoxe : "Dans la foulée de l'élection présidentielle, la politique sur la Toile ne s'est jamais aussi bien portée. Blogs, sites de presse, réseaux sociaux, le débat politique a investit l'Internet francophone à toute vitesse. Mais, à deux mois et demi des élections municipales, le Net politique local ne semble pas répondre à l'appel."

Et l'article cite Stanislas Maignant, cofondateur de Netpolitique, qui explique fort justement que le Web (et les blogs) devrait être le média idéal pour des élections locales. Mais plusieurs blogueurs politiques interrogés par le quotidien regrettent la frilosité des candidats et des partis politiques.

Dans le deuxième article, Le Monde conseille la prudence aux candidats blogueurs. C'est en fait un point particulier auxquels ils doivent faire attention : "Outil récent dans la communication politique locale, le blog n'en est pas moins soumis aux réglementations sur les comptes de campagne. Et comme sur tout matériel de campagne, la publicité commerciale en est strictement bannie" écrit le quotidien. "Or de nombreuses plate-formes de blogs, gratuites, imposent des bandeaux ou des liens publicitaires. Formellement interdit, explique la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP)" ajoute Le Monde.

Ce n'est pas l'interprétation du juriste Jean-Baptiste Soufron, qui écrivait dimanche sur ZDNet : "La seule question qui se pose encore, c’est de savoir si le candidat peut utiliser un blog qui afficherait des liens publicitaires comme le font de nombreuses plateformes gratuites de blogs. Sur ce point, il semble assez clair que l’article L. 52-1 vise seulement la communication du candidat. La diffusion de publicité sur son site n’est donc pas réglementée par le Code électoral et l’utilisation d’une plateforme de blogs affichant des publicités ne devrait pas poser de problème."
Le Figaro se penche sur les prêtres-blogueurs
Les prêtres et les séminaristes blogueurs sont de plus en plus nombreux, expliquait hier Le Figaro. Le quotidien estime qu'ils sont "des dizaines", avec une moyenne d'âge de 35 ans, à s'être mis au blog, "pour rompre un isolement parfois difficile, surtout en milieu rural, et garder le contact avec la famille ou les amis. Pour témoigner de leur vie aussi. Ces clercs savent que leur site est comme le parvis d'une église. On vient y parler à un prêtre en toute liberté, anonymat à la clef."

L'article cite plusieurs blogs, dont celui "du plus people des curés : celui de l'abbé Alain de la Morandais", ou celui d'un séminariste qui fut, dans une autre vie, directeur de cabinet d'un élu UMP de Dordogne. Mais la version en ligne de l'article ne propose aucun lien vers lesdits blogs, ce qui est vraiment lamentable...

La journaliste précise que "contrairement aux États-Unis, où le cardinal Sean O'Mallay, à Boston, ne cesse de nourrir son blog de textes et de photos, aucun évêque français n'est encore parvenu à s'y mettre" et ajoute que les jeunes prêtres sont plus à l'aise avec l'outil Internet, en notant que dans le seul séminaire parisien des Carmes, une quinzaine de prêtres bloguent.

La Croix avait déjà évoqué le sujet des curés blogueurs, il y a plus de six mois, dans un article nettement plus complet que celui du Figaro.
Rue89 se penche sur "la colère de la blogosphère africaine" dans l'affaire de l'arche de Zoé
Dans un article publié mercredi soir, Rue89 estimait que l'affaire de l'arche de Zoé avait provoqué "la colère de la blogosphère africaine" en soulevant "de virulentes critiques de la part de la presse et de la blogosphère africaines".

L'article cite des extraits de journaux et de blogs, dont la tonalité générale est la victoire du Tchad (et donc de l'Afrique) sur la France (et donc sur l'ex-puissance coloniale). "Les Africains sont en mesure de résister aux injonctions de l’ex-puissance coloniale" se félicite un journaliste malien, tandis qu'un blog tchadien est plus nuancé en regrettant que la peine soit probablement purgée en France : "Pour maintenir les apparences, la justice au Tchad va rendre un verdict mais il va immédiatement pouvoir être aménagé par la France."

De son côté, un journal tchadien exprime son indignation vis à vis de la vision de l'Afrique que semblait avoir l'arche de Zoé : "C’est à peine imaginable de nos jours, c’est avoir un mépris pour un autre peuple, car, même pour alimenter un zoo en France avec des animaux de la savane africaine, il faut prévenir les autorités locales pour avoir une autorisation de sortie des dits animaux."
Sur Ecrans.fr, 21 blogueurs répondent à la question : C'est quoi un blog ?
Ecrans.fr a mis en ligne l'article dont nous parlions tout à l'heure (puisque maintenant, grâce aux blogs, on est au courant avant leur mise en ligne de l'existence des articles qui interviewent des blogueurs). 21 blogueurs ont donc répondu à la question : "C'est quoi un blog ?", de Kek, qui y voit "Un espace de liberté", à Embruns, pour qui c'est "l’expression d’un égo masturbatoire" et qui ajoute : "Beaucoup d’énergie à projeter sa semence en pure perte. Mais ne vaut-il mieux parfois se branler que d’être mal accompagné ?"

"Feuille blanche" pour Nicolas Voisin, "très gros mégaphone" pour Pénélope Jolicoeur, "mise en application concrète et heureuse de la sérendipité" pour Versac, "jean taille basse" pour Monsieur Lâm, "droit pour chacun de s’exprimer sur le Net"pour Tristan Nitot ou encore "petit chez soi, où l’on reçoit sans déplaisir" pour Jules de Diner's Room.


Pour Libération, le maire UMP de Chartres "ne badine pas avec les blogueurs"
Libération raconte ce mercredi la bataille entre Jean-Pierre Georges, ancien député et actuel maire (UMP) de Chartres et des blogueurs. Ces derniers, également militants au Collectif des citoyens de gauche, ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel.

Celui qui était alors encore député attaque un des blogueurs pour diffamation en visant des propos tenus sur le blog. Avant que son élection ne soit invalidée par le Conseil Constitutionnel. mais, raconte Libé, ça ne clôt pas l'affaire :

"Car Gorges lance alors une procédure en diffamation contre un militant pour un article critique sur son blog. En lisant la citation, l’avocate du blogueur s’étrangle: «Gorges fait toujours figurer sa qualité de député malgré l’invalidation ; c’est un faux caractérisé.» C’est donc au tour du militant visé d’attaquer Gorges. Comme si cela ne suffisait pas, le maire demande à chaque fois 20 000 euros de dommages et intérêts. Et ses frais de justice sont pris en charge par le contribuable, assurent ses adversaires."
La Croix se penche sur les blogs des candidats aux élections municipales
Une semaine après les deuxième rencontres des blogs d'expression locale, La Croix s'intéresse aux blogs des candidats aux élections municipales de mars prochain, qui ont été un des sujets de débat des rencontres d'Alcnçon.

"A l’approche des élections municipales de mars prochain, les candidats fourbissent de plus en plus leurs armes sur Internet et lancent leur blog" écrit Stéphane Dreyfus, qui ajoute : "Il y a six mois, lors de la campagne présidentielle, nombre d’observateurs doutaient du rôle des blogs politiques dans un scrutin national, mais soulignaient leur potentiel pour des élections locales."

"En effet, beaucoup d’internautes commencent leur navigation sur la Toile par une requête sur un moteur de recherche. Or, les blogs sont particulièrement bien référencés dans ces derniers.  S’ils s’intéressent à la vie locale, il y a donc de fortes chances que les internautes atterrissent rapidement sur un blog consacré à la vie de leur municipalité ou de leur région. D’où l’intérêt manifesté par les prétendants aux prochaines élections" écrit encore le journaliste.

Il cite plusieurs exemples : le blog de campagne de Pierre Albertini, candidat à Rouen, le blog de Dominique Perben, qui est candidat à Lyon et qui blogue depuis longtemps, ou encore le blog Alençon 2008, lancé par Alain Lambert, qui est lui-même un des blogueurs politiques les plus assidus. L'article cite aussi la rubrique vidéo du site de campagne de Bertrand Delanoë.
Google a fourni à la justice israélienne l'adresse IP d'un blogueur accusé de diffamation et de crime
Selon Zataz, Google aurait fourni à la justice israélienne l'adresse IP d'un blogueur qui était accusé de diffamation et de crime. L'article précise que Google a d'abord demandé des explications au blogueur en question et, n'ayant pas reçu de réponse, a accédé, trois jours plus tard, à la demande de la justice en fournissant l'adresse IP, aidant ainsi à l'identification du blogueur.
Avec 30 000 blogs dans la "Blogoma", le Maroc est un pays où il fait bon bloguer
Les blogueurs marocains sont de plus en plus nombreux, et peuvent s'exprimer librement, sans craindre les atteintes à leur liberté comme les blogueurs tunisiens ou égyptiens, indique une dépêche de l'AFP consacré à la blogosphère marocaine et diffusée mercredi.

"La blogosphère marocaine, la plus active du Maghreb avec 30.000 adresses, s'est imposée, à l'instar des autres pays arabes, comme le meilleur moyen de débattre de sujets tabous en contournant la censure" indique la dépêche, qui donne la parole à plusieurs représentants de la "blogoma".

"Le Maroc est un pays où il fait encore bon bloguer" explique Mehdi7, qui ajoute qu'aucun blogueur marocain n'a été inquiété. ce qui n'est pas le cas des pays voisins, comme nous en rendons trop régulièrement compte sur Blogonautes. Le journaliste écrit : "Dans la région, le bilan n'est pas brillant. Sur les 17 pays pointés sur "l'Access Denied Map" de l'ONG Global Voices Advocacy, qui lutte contre la censure sur internet, 7 sont arabes."

Mais les blogueurs marocains ne sont pas à l'abri d'un éventuel changement d'attitude de la part des autorités. On se rappelle ainsi qu'au printemps dernier, Rabat avait empêché l'accès à Youtube pendant une semaine, en raison de la présence sur le site de vidéos insultant le roi Mohamed VI.
Laurent Bazin estime qu'un journaliste ne peut "avoir une liberté totale de parole sur le net tout en étant le représentant d'un média"
En décembre 2006, Laurent Bazin, journaliste et présentateur à i-Télé, racontait sur son blog les coulisses d'un repas entre Nicolas Sarkozy, alors encore ministre de l'Intérieur, et des journalistes. Ue heure après sa mise en ligne, le billet était supprimé (voir notre billet de décembre 2006). En février, Laurent Bazin fermait son blog (voir notre billet).



Samedi, dans une interview vidéo pour Marianne, il est revenu sur cette affaire et sur la raison de la fermeture de son blog : "J'ai fermé mon blog en février, deux mois après l'affaire, à un moment où il devenait très compliqué d'être à la fois l'animateur et le présentateur d'une tranche matinale d'information sur iTélé (...) et un éditorialiste solitaire dans un coin de la blogosphère" explique-t-il.

"Je me suis retrouvé en porte-à-faux vis-à-vis de mes collègues de la rédaction, qui se sentaient mal à l'aise avec moi et trouvaient compliqué de travailler avec quelqu'un qui risquait d'écrire sur son blog. Pour ne pas devenir schizophrène, j'ai fermé mon blog. C'était compliqué d'avoir les deux casquettes. C'est incompatible d'avoir une liberté totale de parole sur le net tout en étant le représentant d'un média" ajoute Laurent Bazin.

Et le journaliste conclut : "Sur mon blog, j'ai la liberté de parole d'un éditorialiste. Ce qui ne veut pas dire que je cache de l'info le matin sur iTélé, ce n'est pas le genre. Cela veut juste dire que le principe qui consistait à dire ce que je pensais sur tout, qui valait sur le blog, n'était pas compatible avec l'exercice de mon métier sur iTélé, c'est-à-dire sur un média traditionnel."

Le texte intégral du billet de Laurent Bazin à propos du déjeuner avec Nicolas Sarkozy est disponible sur ce blog.
Une journaliste de Libération commente le succès du blog qu'elle a confié à une alcoolique
"Solliciter une alcoolique pour tenir un blog… N’est-ce pas irresponsable ? Faire ainsi perdurer sa dépendance ? Ces questions, je me les suis posées. J’ai pourtant proposé un blog à Claire Denoé." C'est ainsi que commence l'article dans lequel Marie-Dominique Arrighi, de Libération, commente ce vendredi le succès d'un blog hébergé par le quotidien.

"Déboire" a été lancé le 8 octobre dernier. "JE BOIS, pas de l'eau, pas du lait, c'est de l'alcoolisme. Mon père buvait, il rentrait du boulot et se mettait au travail : il s'installait dans son fauteuil et descendait ses bouteilles de Valstar. J'avais 10 ans, je l'observais et je chantais «Jolie bouteille, sacrée bouteille veux-tu me laisser tranquille, je veux te quitter, je veux m'en aller, je veux refaire ma vie…» (...) Aujourd'hui, quarante ans plus tard, j'ai repris la tâche de mon père, et je travaille chaque jour à descendre avec méthode des bouteilles de vin. Je m'y applique et j'y parviens" écrivait Claire dans ce premier billet.

Depuis, explique la journaliste de Libé, le succès est eu rendez-vous. En un mois et demi, 122 000 connexions et près de 300 commentaires "tous très bienveillants". Et même trois propositions d'éditeurs pour Claire. Le blog marche bien, trop bien peut-être aux yeux de la journaliste : "Ce succès m’a paradoxalement inquiétée. Claire Denoé, séparée des autres, enfermée avec sa bouteille, se trouvait d’un coup reliée au monde. Aucune raison qu’elle en finisse un jour avec l’alcool. Aussi ai-je décidé, début novembre, de mettre une limite : nous fermerions ce blog fin janvier. Avant que j’aie pu lui en faire part, Claire Denoé m’informait qu’elle venait de décider d’entamer un sevrage. Elle en est à son 4e jour d’abstinence et, semble-t-il, tout va bien. Elle reprend le clavier aujourd’hui."

Dans le billet posté ce vendredi matin, au troisième jour de sevrage, Claire écrit : "En commençant ce blog, je n'avais pas décidé d'arrêter de boire. Je me suis jetée dans l'écriture à corps et esprit perdus. Et la décision d'arrêter s'est imposée soudainement.Vos témoignages, commentaires, mails m'aident."
Ecrans.fr se penche sur les billets rémunérés sur les blogs
L'article d'Ecrans commence par le résultat d'un sondage réalisé auprès de 500 lecteurs du blog Problogger.net. Pas moins d'un tiers des répondants répond avoir déjà posté sur son blog un billet contre rémunération.

"Cette pratique, qui existe depuis déjà quelque temps sur Internet s’est très largement répandue ces derniers mois. Notamment avec la montée en puissance de sites comme PayPerPost et ReviewMe. Ces sites fonctionnent comme des places de marché qui mettent en relation annonceurs et blogueurs. Les premiers signalent les produits qu’ils désirent voir chroniqués dans les blogs. Les seconds écrivent une note et sont rémunérés en fonction de l’importance de leur blog" écrit Erwan Cario. Et il ajoute qu'un des problèmes que posent ces posts rémunérés est que certains n'indiquent qu'à la fin qu'il s'agit d'un post sponsorisé.

L'article cite deux exemples de blogueurs français qui publient des billets rémunérés (Presse Citron et 2803), mais il en existe bien d'autres (voir par exemple ceux cités par Laurent Gloaguen dans son récent post). Le journaliste termine en citant un lecteur de Problogger, qui écrit : "Juste une question : voudriez-vous manger dans un restaurant qui a payé ceux qui en ont fait la critique ?"
Le Monde se penche sur l'état de la blogosphère politique, La Croix s'intéresse aux blogs culinaires
Ce week-end, Le Monde a publié un article sur la blogosphère politique, intitulé "Six mois après la présidentielle et les législatives, la blogosphère politique est en plein doute". En évoquant le République des blogs du 26 septembre (plus d'un mois et demi après...)

Avec des commentaires un peu curieux, comme "Il aura fallu plus d'un trimestre à la République des blogs, rendez-vous habituellement mensuel des blogueurs politiques, pour se rassembler de nouveau". Le journaliste a-t-elle remarqué qu'entre juin et septembre s'intercalent deux mois de vacances ?

"Nous sommes fin septembre. Sur les tables du café parisien qui accueille la singulière République, il n'y a plus d'ordinateurs, plus de câbles qui serpentent. Et surtout, entre les rangs, plus de journalistes, plus de caméras ni de micros tendus. La blogosphère a connu son heure de gloire" écrit-il encore, dans une affirmation pour le moins hâtive.

Il cite plusieurs blogueurs, qui expliquent que, oui, la blogosphère politique est plus calme que pendant les campagnes électorales des présidentielles et législatives. Rien de plus normal, finalement. Les blogs écrivent-ils que les journalistes politiques du Monde s'essoufflent parce que le nombre d'articles politique est moins élevé en septembre qu'en pleine campagne présidentielle ?

Ce week-end également, La Croix s'intéressait aux blogs culinaires. "Avec plus de 800 blogs francophones consacrés à la cuisine, la Toile est devenue en quelques années un véritable réservoir de recette" écrivait la journaliste.

Elle cite plusieurs d'entre eux, et ajoute : "Si les noms des blogs sont savoureux et les photos alléchantes, il n’est pas pour autant aisé de s’y retrouver dans cette blogosphère foisonnante car le référencement n’assure pas nécessairement de la qualité du contenu. Pour faire son menu, le plus simple est donc de commencer par les plates-formes qui recensent les blogs gastronomiques."
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