- Sur le blog de PS, "Sarkopperfield et la magie des chiffres" : "Sarko est un peu fâché avec les chiffres. Il a un projet présidentiel que l’institut de l’entreprise a chiffré à 47 milliards de dépenses supplémentaires et maintenant, il propose 70 milliards d’économies sans creuser le déficit public. Il y a comme une supercherie là-dessous. Je lui explique que pour parvenir à l’équilibre, Nicolas suggère de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Bon, c’est sûr, il va falloir choisir celui qu’on éjecte : pas évident, entre les pompiers, les policiers, les instituteurs, les infirmières…De toute façon, Dan a tout calculé, ça ne fait que 4 milliards. Sarko, ce n’est pas un magicien, c’est un illusionniste."
- Page 2007 évoque "Le Watergate permanent de Nicolas Sarkzozy" en, dénonçant "les pratiques scandaleuses de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, Président de l’UMP, candidat à la Présidentielle. La confusion des genres et l’abus de pouvoir". - Sur son blog "Préparons le changement", le Mouvement des Jeunes socialistes demande la démission de Nicolas Sarkozy, et sur le sien, Valerio Motta, membre du MJS, appelle le ministre de l'Intérieur "Sarko la barbouze".
- Christophe Barbier raconte que lors d'un petit déjeuner, ce matin à l'Express, François Bayrou, à propos de l'Europe, a cité l'écrivain Ponson du Terrail : "Le pavé était glissant, la nuit tomba". Commentaire du journaliste : "Derrière le jeu de mots, l’image est juste : une nuit est tombée sur l’Europe. Si les présidences allemande (janvier-juillet 2007) et française (juillet-décembre 2008) de l’Union ne permettent pas une nouvelle aube européenne, le travail accompli depuis 1957 s’effondrera. Avec le retour des égoïsmes, on n’évitera pas le retour des tensions entre les nations. Seul l’euro les maintiendra solidaires : mince filin de sécurité."
- Dans un billet plein d'allusions à la chanson de Gainsbourg, le blog Présidentielle 2007 de Fluctuat se demande si l'élection de 2007 pourrait ressembler à celle de 1969, qui avait vu un centriste, Alain Poher, arriver au second tour.
- Alain Lambert et Yves Jego commentent les propos de Ségolène Royal sur le Québec. Le premier estime que la candidate socialiste "ne semble pas mesurer les conséquences des propos qu'elle tient à propos d'autres pays. Au risque de dégrader notre image dans le monde". Le second, dans un podcast vidéo, pense que Ségolène Royal "génère de la confusion" et que cela "crée une situation qui met la France en cause".
- Alain Carignon s'interroge : "Et si Ségolène Royal dévissait ?" L'ancien ministre estime que "la popularité de Ségolène Royal relève pour partie de l'irrationnel. Ce qu'elle incarne est plus proche des popularités de Simone Veil ou de Bernard Kouchner que des structurations politiques traditionnelles". Il apporte un bémol au soutien dont la candidate socialiste bénéficie au sein du PS : "En réalité, si l'on tient compte de l'arrivée des nouveaux adhérents qui ressemblent plus à des supporters ponctuels qu'à des militants engagés dans la durée et sur le fond, seule la moitié du PS est derrière elle, le reste préférant Fabius ou Strauss-Kahn. Il n'est donc pas certain - contrairement à Nicolas Sarkozy - qu'elle bénéficie de la mobilisation de tout le parti."
- Clémentine Autain poste depuis le Kenya où elle assiste au Forum Social Mondial : "Le contraste à Nairobi est saisissant entre le luxe, les ambassades, les grandes propriétés d’Occidentaux, d’un côté, et la misère, l’insalubrité, la survie, de l’autre." Elle évoque "une des richesses de ce Forum : la mise en commun d’expériences qui viennent des quatre coins du monde. Chaque culture, chaque histoire, chaque expérience locale est mise au pot commun mais l’universalisme des problématiques se révèle avec force."

- Olivier Besancenot est aussi à Nairobi et est content d'être allé au Forum : "C’est de l’enthousiasme que je trouve sur place, un enthousiasme bien précieux pour notre combat pour changer le monde, quand on sait que le militantisme c’est aussi des moments de solitude, où il s’agit d’aller à contre-courant de la pensée unique. De l’enthousiasme d’abord, parce que l’internationalisme, qui permet de cotoyer et d’échanger avec des militants de dizaine de pays différents, reste un luxe appréciable."
- Jean-Michel Aphatie commente l'écho autour des propos de Ségolène Royal sur le Québec : "A ses débuts, un responsable public mal connu peut bénéficier d'un capital de sympathie important où l'indulgence tient sa part. Il le fera fructifier par son habileté ou il le dilapidera par ses maladresses. Dans ce dernier cas, quant il s'agit d'une femme, il peut s'insinuer dans la critique quelque chose qui révèle un jugement négatif et dévalorisant sur le genre même. On en arrive alors à cette dérive, déjà vue à propos d'Edith Cresson et qui finissait à mettre mal à l'aise: elle dit des bêtises, c'est normal puisque c'est une femme. Peut-être n'en est-on pas encore là avec Ségolène Royal. Mais le niveau de tintamarre fait à propos du Québec devrait nous alerter sur le risque d'une dégradation de cette nature du débat public."
- Intéressant billet de Valérie Pécresse qui raconte les coulisses du vote de son amendement accordant au juge la possibilité de prononcer l’éloignement du mari violent du domicile conjugal dès le début de la procédure et ce, même si celui-ci était propriétaire, seul, du logement.