Emery (dont le blog pro-Sarkozy est également cité par le Parisien) explique qu'il reçoit entre 250 et 300 mails par jour, et assure que "parmi ces mails, il y a vraiment de quoi déstabiliser certains candidats..." Et le quotidien cite en exemple une "vidéo sauvage" qui montre un candidat pénétrer "dans un 4 x 4 luxueux alors que sa déclaration de patrimoine ne mentionne qu'un véhicule banal". De la dynamite, quoi !Emery l'affirme : "Internet oblige les candidats à faire preuve d'une probité sans faille". Et il ajoute : "Je dis ce que je pense et ça fait peur à certains, parce que les blogueurs n'ont de comptes à rendre à personne."
L'article a énervé Christophe Ginisty, qui commente les propos d'Emery : "Il clame qu'il contribue à inventer la démocratie directe, que plus rien ne peut se faire sans lui, qu'il a sur son disque dur de quoi renverser la démocratie, qu'il est de droite, de gauche, de partout du moment qu'on l'invite, etc. Le journaliste tient la balayette et la brosse [à reluire bien-sûr] sans apparemment se douter qu'il parle à un conseiller de Sarkozy."
Le créateur du Festival de Romans, que l'article a laissé "véritablement perplexe", estime "qu'il ne faut pas se contenter d'appeler la transparence de nos voeux, il est également essentiel de se l'appliquer à soi-même, faute de quoi nous ne serons que les pîtres des excès que nous condamnons" et il se demande comment certains journalistes "espèrent conserver leur pertinence s'ils ne vérifient pas plus que ça l'information qu'ils proposent à leurs lecteurs ?"
Emery a réagi au billet de Christophe Ginisty dans un commentaire abscons, qui pourrait laisser penser qu'il reconnait avoir raconté un peu n'importe quoi : "Tant qu'il y a des journalistes pour croire ce que l'on dit. Et l'écrire. Je ne vois pas pourquoi on se génerait."
Edit du 25 janvier : Emery précise que le commentaire en question n'est pas de lui et qu'il a demandé à Christophe Ginisty de l'effacer, ce qui n'a pas encore été fait à cette heure. Un troisième commentaire, signé Emery mais visiblement écrit part quelqu'un d'autre, a été posté hier.