"End Time", l'exposition des travaux d'une photographe américaine, qui a lieu actuellement à Los Angeles, est en train de provoquer une pette polémique dans la blogosphère américaine.
Jill Greenberg présente dans cette expo 27 bébés de deux à trois ans, tous en train de pleurer ou de crier. Pour arriver à ce résultat, elle a enlevé aux bambins leurs tétines.
Ces photos scandalisent certains blogueurs américains. Le Soir et Courrier International évoquent tous deux leurs violentes critiques.
"Des milliers d'internautes sont intervenus sur la toile pour critiquer Jill Greenberg, coupable, disent-ils, de cruauté envers les enfants qu'elle a fait pleurer sciemment pour assurer son ambition prétendument artistique" écrit Le Soir.
Le quotidien belge cite le blog d'un atutre photographe, Andrew Peterson, qui critique violemment Jill Greenberg en utilisant le pseudonyme de Thomas Hawk : "Ce qu'a fait Jill Greenberg me donne envie de vomir, y écrit Thomas Hawk. Même si les enfants n'y sont pas des objets sexuels, j'estime que ce qu'elle fait relève de la pornographie la plus basse. Ce n'est pas de l'art, c'est de l'abus d'enfant. Nous devrions tous être révolté par cette horrible femme qui n'a cherché qu'à justifier ses actions sous une quelconque immunité artistique."
Le Soir évoque aussi d'autres critiques, encore plus violentes : "Quelle pute malade !" ou "Elle devrait être pendue par le cou."
Courrier Internatiuonal rapporte que dans le Los Angeles Times, le mari de Greenberg analyse ces critiques en affirmant que "cette rage est omniprésente sur Internet, cela vient surtout de l'anonymat et du pouvoir qu'il procure d'exprimer en ligne des sentiments qu'on ne pourrait pas exprimer face à quelqu'un". Et le quotidien américain de commenter : "Cette bataille nous en apprend autant sur la communication via le Net que sur l'art".
Le Soir se fait l'écho des explications de la photographe : "Les enfants n'ont en aucun cas été maltraités. Les séances de pose duraient 10 à 15 minutes. De nombreux bébés de 2 à 3 ans s'énervaient et tombaient en pleurs. Parfois on a dû utiliser un subterfuge : on leur donnait un bonbon, une sucette, puis on la leur reprenait, ce qui provoquait les larmes. Mais les mamans étaient là en permanence et, deux minutes plus tard, les enfants retrouvaient le sourire, sans souffrir d'un quelconque dommage. D'ailleurs ma fille Violet a aussi été photographiée."