"Déboire" a été lancé le 8 octobre dernier. "JE BOIS, pas de l'eau, pas du lait, c'est de l'alcoolisme. Mon père buvait, il rentrait du boulot et se mettait au travail : il s'installait dans son fauteuil et descendait ses bouteilles de Valstar. J'avais 10 ans, je l'observais et je chantais «Jolie bouteille, sacrée bouteille veux-tu me laisser tranquille, je veux te quitter, je veux m'en aller, je veux refaire ma vie…» (...) Aujourd'hui, quarante ans plus tard, j'ai repris la tâche de mon père, et je travaille chaque jour à descendre avec méthode des bouteilles de vin. Je m'y applique et j'y parviens" écrivait Claire dans ce premier billet.
Depuis, explique la journaliste de Libé, le succès est eu rendez-vous. En un mois et demi, 122 000 connexions et près de 300 commentaires "tous très bienveillants". Et même trois propositions d'éditeurs pour Claire. Le blog marche bien, trop bien peut-être aux yeux de la journaliste : "Ce succès m’a paradoxalement inquiétée. Claire Denoé, séparée des autres, enfermée avec sa bouteille, se trouvait d’un coup reliée au monde. Aucune raison qu’elle en finisse un jour avec l’alcool. Aussi ai-je décidé, début novembre, de mettre une limite : nous fermerions ce blog fin janvier. Avant que j’aie pu lui en faire part, Claire Denoé m’informait qu’elle venait de décider d’entamer un sevrage. Elle en est à son 4e jour d’abstinence et, semble-t-il, tout va bien. Elle reprend le clavier aujourd’hui."
Dans le billet posté ce vendredi matin, au troisième jour de sevrage, Claire écrit : "En commençant ce blog, je n'avais pas décidé d'arrêter de boire. Je me suis jetée dans l'écriture à corps et esprit perdus. Et la décision d'arrêter s'est imposée soudainement.Vos témoignages, commentaires, mails m'aident."