Tout commence samedi quand Christophe Kirsch poste sur son blog un long billet en traitant d'escroc Samuel Chéné, qui, estime-t-il, l'a "arnaqué". Il explique avoir collaboré à trois reprises, comme free-lance, avec ce dernier, et qu'il n'avait toujours pas été payé, plus de trois mois après, alors que le règlement devait avoir lieu à 90 jours.
Expliquant ne pas réussir à joindre son donneur d'ordre, qui filtre ses appels, Christophe Kirsh décide alors d'aller sur le blog de ce dernier afin de poster un commentaire racontant sa mésaventure. Une stratégie efficace, puisqu'il ajoute que dans les deux heures qui suivent, son commentaire est effacé et il reçoit un coup de téléphone de Samuel Chéné.
Suite à cet échange, la première facture est réglée, mais les promesses de Samuel Chéné concernant le règlement des deux autres ne suffisent pas à Christophe Kirsch, qui publie donc le long billet sur son blog.
Grâce à Twitter, l'URL du billet circule, et plusieurs blogueurs l'évoquent sur leur micro-blog. Et c'est d'ailleurs via Twitter que Samuel Chéré prend connaissance du billet de Christophe. Il a mis en ligne ce lundi matin un post pour répondre aux accusations de son free-lance.
Pas facile de faire la part des choses dans cette affaire qui ne concerne de toute façon que ses deux protagonistes, mais force est de constater que c'est le commentaire du free-lance sur le blog de son donneur d'ordre, puis la mise en ligne du billet sur le blog du premier, et enfin la diffusion dudit post via Twitter, qui a permis de faire avancer les choses... Ou quand la médiatisation d'un problème sur la blogosphère (faudrait-il parler de bloguisation plutôt que de médiatisation ?) aide à le régler.