A l'heure du boom du blogging mobile, un journaliste revendique l'envie de ne pas bloguer en voyage
Mise en ligne de billets ou de photos via un téléphone mobile, micro-blogging sur Twitter ou Frazr en envoyant un SMS... De plus en plus, les blogs sont mis mis à jour même lorsque leurs auteurs sont loi de leur ordinateur et de leur connexion "fixe" au Net.

Dans un billet posté ce jeudi, Bruno Frappat, directeur de la rédaction de La Croix, répond à ceux de ses lecteurs qui s'étaient étonné que, pendant son séjour de cinq jour en Amérique du nord, il n'ait pas trouvé de connexion Internet pour mettre à jour son blog.

"Certains s'étonnent que le blogueur en balade ne prenne pas les dispositions électroniques qui s'imposeraient pour maintenir le lien. Evidemment, que cela serait possible (surtout en Amérique du nord) !" écrit-il.

"Evidemment, que c'est une tentation ! Pourquoi y résister ? Par ringardise ? Oui, si l'on appelle ringardise la conception du voyage qui s'appelle distance, coupure, oubli, éloignement, silence, et exotisme" ajoute-t-il.

"Les avions sont remplis d'hommes pressés tapotant nerveusement sur leurs petitis appareils et, dès après l'atterrissage, expédiant leurs "mails" fivéreux, leurs rapports bourrés de chiffres. Comme s'il n'y avait pas une minute à perdre, où qu'on soit, pour faire semblant d'être à la manoeuvre. L'un des charmes du voyage n'est-il pas de cesser de se croire indispensable là d'où l'on vient pour se rendre plus disponible à l'écoute de ceux vers lesquels on va ? Voyager, forme d'humilité, en somme" conclut Bruno Frappat.

Il faudrait organiser un déjeuner entre le directeur de la rédaction de La Croix et Loïc Le Meur, les faire échanger sur le sujet, et podcaster tout ça ! Loïc ?

Commentaires
Ecrit par Pingui le 28/06/2007 - 19h23
Bruno Frappat a tout à fait raison, personne n'est indispensable. Bloguer n'est absolument pas une obligation et couper de temps à autre est même salutaire. Et puis entre nous, Twitter à tous va pour pour abreuver son lectorat d'inepties... mieux vaut encore ne rien dire. Nous devrions plus souvent faire l'éloge du silence.