La blogosphère politique en bref, mercredi 20 juin 2007
- Sur le blog du Parti Socialiste, le 451e numéro de l'Hebdo des socialistes qui titre "Dès maintenant, s'opposer et réagir".

- Sujet techno sur le blog de l'UMP, avec un billet intitulé "L’Internet nouveau : vive la vidéo !" "Les internautes français consacrent 13% de leur temps de connexion à regarder des vidéos en direct (plus qu’en Allemagne, qu’au Royaume-Uni et qu’aux Etats-Unis)" indique le blog. "En un mois, il y a eu plus d’un milliard de connexions sur des sites proposant de la vidéo en streaming (dont 22% depuis des sites Google, champion en la matière) et 8 internautes français sur 10 ont regardé ces vidéos ! Regarder des vidéos en direct devient ainsi l’un des nouveaux usages fondamentaux d’Internet."

- Près d'un mois après son précédent billet (daté du 22 mai), dans lequel il reprenait les mots de François Fillon pour se demander s'il aurait le temps de continuer à bloguer tout en étant ministre, Eric Woerth a mis en ligne hier un billet pour remercier ses électeurs. Il y écrit aussi : "Comme Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, je participerai activement au travail de réformes que nous avons commencé. Réduire nos déficits publics pour ne pas hypothéquer l’avenir de nos enfants et garantir le maintien d’un haut niveau de protection sociale ; réformer l’administration pour la rendre plus efficace au service des Français et plus motivante pour ses agents : tels sont les deux grandes missions qui m’ont été confiées."

- Battu aux élections législatives, Alain Carignon écrit : "Je reprends à Paris mes activités professionnelles traitées par intermittence ces dernières semaines. Il faut se plonger à nouveau dans les dossiers concrets, ceux qui ne peuvent attendre. Je suis en effet le seul des candidats à faire des échéances, payer des charges, la TVA, l'impôt sur les sociétés, et vivre des revenus de son travail dans le privé."

- "Parce que je souhaite que la situation de notre pays s'améliore, je veux leur dire bonne chance" écrit Quitterie Delmas. "A Rama Yade, à Fadela, à Valérie, à Jean-Marie Bockel, à Martin Hirsh, à Kouchner. A d'autres aussi. Je compte sur chacun d'eux pour être des femmes et des hommes libres de dire ce qu'ils pensent. D'oser. De faire leur job sans jamais accepter de taire les difficultés et de taire leurs différences. Il va falloir en prendre acte. Les lignes ont bougé. Moi, je suis sonnée."

- Nicolas Dupont-Aignan était mercredi à l'Elysée où le président de la République recevait les parlementaires de l'UMP, du Nouveau Centre, et non inscrits. Il commente : "La présidentialisation du régime est confirmée : un pas supplémentaire a ainsi été franchi avec ce quasi-discours de politique générale. Résultat : la fonction de Premier Ministre est progressivement vidée de son sens. Que pourra dire ce dernier devant l’Assemblée Nationale mardi prochain ? Soit il répète les propos du Président et son discours perd tout intérêt, soit il s’en écarte et les observateurs ne manqueront pas de s’en étonner. Le Premier Ministre devient ainsi une sorte de Vice-président américain. L’autorité du Président s’affirme de plus en plus sur la majorité parlementaire. En convoquant la seule majorité à l’Elysée et en détaillant son programme comme s’il était déjà voté, le Président réduit encore plus l’autonomie des Députés et Sénateurs, simplement chargés des modalités d’application de ses décisions. Et c’est bien là que la situation devient dangereuse. Car aux Etats-Unis, le Congrès est indépendant du Président. Il y a négociation entre eux, non pas sujétion."

- "Que reste-t-il au Premier ministre après l’intervention du chef de l’Etat devant les parlementaires de l’UMP ? Peu de choses, voire rien !" écrit Pierre-Luc Séguillon. "Pas un mot dans ce discours sur le travail parlementaire lui-même. Pas un mot qui laisse imaginer la moindre marge de manœuvre accordée aux élus. Nicolas Sarkozy se veut le patron à tout faire, celui  qui décide de tout, qui est partout, qui contrôle tout. François Fillon paraît l’accepter. Les élus eux, demeuraient ce soir quelque peu interloqués."

- Alain Lambert (qui a publié pas moins de six billets mercredi) commente le passage éclaire de Jean-Louis Borloo au ministère de l'Economie et des Finances : "Son passage d'une durée d'un mois lui permet de se hisser en première position devant Hervé Gaymard (trois mois) et Alain Madelin (un peu plus de trois mois) qui ont respectivement démissionné pour des motifs différents. Quant à Christian Sautter, il était resté presque cinq mois après avoir rencontré des difficultés "à réformer son administration et a affronté une grève sans précédent" alors que Nicolas Sarkozy était resté huit mois entre les élections." Il estime également que la nomination à Bercy de Christine Lagarde est "une chance pour la France".

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