La Croix se penche sur les blogs de curés (de campagne ou non)
La journaliste de La Croix a titré son article "Blog d'un curé de campagne". Il était en effet tentant de faire un clin d'oeil aux titres du livre de Georges Bernanos et du film qui en fut tiré par Robert Bresson. Et elle y fait d'ailleurs allusion dès le premier paragraphe.

Ce n'est seulement aux curés de campagne que s'intéresse l'article, mais à tous ceux qui, en France, tiennent un blog pour parler de leur vie. "
Une trentaine de prêtres et de séminaristes en France tiennent un blog, carnet de bord en ligne sur Internet. Pour certains, c'est une nouvelle forme d'évangélisation" écrit la journaliste.

Elle explique que si la plupart sont jeunes - entre 30 et 50 ans (ce qui est une définition de la jeunesse légèrement différente de celle de la clientèle des Skyblogs) -, il est difficile de parler de "prêtre blogueur" type, tant les motifs qui les ont poussés à créer un blog sont variés.

"Comme bien des blogueurs, les prêtres utilisent la « Toile » essentiellement comme album de photos, pour donner des nouvelles à leurs proches ou partager leurs centres d’intérêt. Ces blogs donnent à l’internaute l’image d’un prêtre plus proche, plus humain, décomplexé, avec ses questions, ses doutes (« Je n’ai hélas – ou heureusement – pas réponse à toutes les questions que tu as posées sur ces sujets », écrit sur son blog Raphaël Bui, prêtre à Rodez), ses élans, ses coups de gueule ou tout simplement… ses difficultés à arrêter de fumer et ses tranches de vie cocasses" écrit la journaliste, qui cite des extraits de plusieurs blogs de curés.

A lire aussi dans le même numéro de La Croix, l'encadré sur le blog de Sean O'Malley, le cardinal de Boston, et un article intitulé "Intérêt modéré de la blogosphère pour les législatives". Et on peut noter qu'au sein de la rédaction du quotidien catholique, plusieurs journalistes bloguent. On peut ainsi suivre le blog de Bruno Frappat, le rédacteur, en chef, celui de la correspondante du journal à Rome, et le blog de la rédaction.

Commentaires
en memoire
Ecrit par serge le 22/06/2007 - 09h53
Au cours de la guerre de 1870, les fantassins arabes, dont la conduite fut heroique, particulierement a Wissenbourg et a Woerth, etaient devenus populaires sous le nom de "turcos".
Le nouveau regime se contenta de les demobiliser, mais Adolphe Cremieux, membre du gouvernement provisoire et fondateur de l'Alliance Israelite Universelle, decida de naturaliser en bloc, par decret, tous les juifs d'Algerie, qui n'avaient pourtant pas donne un homme a la defense nationale.
La qualite de francais, refusee a la race autochtone en depit du sang verse, etait octroyee brusquement a des usuriers devant lesquels une femme musulmane dedaigne de se couvrir la tete, et si meprises qu'un vrai croyant ne les tue pas sans deshonneur.

"A Bou-Saada, ecrit Guy de Maupassant, on les voit accroupis en des tanieres immondes, bouffis de graisse, sordides, guettant l'arabe comme l'araignee guette la mouche.
Ils l'appellent, essayent de lui preter cent sous contre un billet qu'il signera.
L'homme sent le danger, hesite, ne veut pas; mais le desir de boire et d'autres desirs encore le travaillent : cent sous representent pour lui tant de jouissances !
Il cede enfin, prend la piece d'argent et signe le papier graisseux.
Au bout de six mois, il devra dix francs, vingt francs au bout d'un an, cent francs au bout de trois ans.
Alors le juif fait vendre la terre s'il en a une ou, sinon, son chameau, son cheval, son bourricot, tout ce qu'il possede enfin."

Reclus avoue lui-meme dans sa "Geographie de la France et des colonies" :
"Les Juifs algeriens n'avaient certes pas merite cette faveur exceptionnelle, occupes qu'ils etaient uniquement de banque, de commerce, de courtage, de colportage et d'usure.
Nul d'entre eux ne tient la charrue, n'arrose les jardins ou ne taille les vignes, et il y a tres peu d'hommes de metier parmi ces arrieres-neveux du supplanteur d'Esau".

Ajoutons qu'ils avaient abondamment fourni d'espions, durant la guerre, l'etat-major prussien preoccupe d'entretenir l'agitation parmi les tribus insoumises du Sud.
A l'annonce du desastre de Sedan, on avait vu cette foule cosmopolite, eclater en transports de joie, trainer sur le pave, au milieu des danses et des rires, le buste de l'Empereur vaincu.
Comment la population arabe eut-elle accueilli sans revolte la provocation, a la verite inconcevable, d'un de ceux que les enfants maures guettent au coin des rues pour les bombarder de vieux citrons, et devenu a Paris, grand vizir ?

L'insurrection eclata lorsqu'en 1871 les Israelites commencerent d'exercer les fonctions de jures.
Le Kalife de la Medjana, Si Mokransi, le celebre Bach-Aga qui pretendait descendre d'un Montmorency des Croisades, l'hote de Napoleon III aux fetes de Compiegne et de Fontainebleau, recut courtoisement l'officier francais charge de lui transmettre et de lui commenter le texte de la loi de naturalisation, mais des les premiers mots il lui retira doucement le decret des mains, cracha dessus et lui dit :
"J'aime mieux mourir que de tolerer cet affront fait a ma race".
Le lendemain il renvoyait sa decoration de la Legion d'Honneur, prenait les armes, et se faisait tuer volontairement, quelques semaines apres, en marchant a pied, au pas, sous un feu terrible, droit vers une compagnie de ces zouaves francais qu'il avait tant aimes, de la main desquels il voulait mourir.

"La grande peur des bien-pensants"
(Chap XIV)
Georges Bernanos
1931